On entend souvent les physiothérapeutes parler du cycle de la douleur, mais que veulent-ils dire exactement ?

Comprendre le cycle de la douleur

Après une blessure, nous ressentons de la douleur et avons peur de bouger, craignant que cela n’aggrave la douleur ou la blessure. Avec le temps, si nous continuons à éviter les mouvements, ce comportement peut créer un cycle continu de négativité appelé «le cycle de la douleur».
Lorsqu’une blessure survient, une personne ressentira d’abord une augmentation de la douleur. Notre cerveau réagit au signal de douleur en protégeant tous les muscles autour de la zone blessée, les faisant se contracter et limitant les mouvements pour éviter toute autre blessure (protection).


Ce mécanisme de protection peut devenir négatif pour notre processus de guérison s’il persiste au-delà du temps nécessaire à la réparation des tissus et peut entraîner une faiblesse musculaire et une atrophie à long terme. En conséquence, il y a une diminution de la fonction, ce qui peut entraîner une augmentation du stress et des sentiments de frustration, une diminution de la motivation et plus de douleur.

Pour illustrer ce cycle, on peut imaginer une personne qui a subi une entorse à la cheville. Craignant le mouvement et l’augmentation de la douleur, l’individu boite pour éviter de l’utiliser. Cependant, le comportement d’évitement persiste pendant plusieurs semaines à plusieurs mois. Non seulement le patient développe des douleurs aux genoux, aux hanches et au dos à cause de la boiterie, mais cela provoque également une faiblesse musculaire et une atrophie aux mollets et aux chevilles à long terme, limitant ses activités fonctionnelles et affectant sa qualité de vie globale.

Comment rompre le cycle de la douleur

Il est important de rompre ce cycle dès que possible ! Un physiothérapeute vous permettra de mieux comprendre la douleur, d’utiliser des techniques passives pour réduire la douleur et augmenter le mouvement, et d’introduire progressivement des techniques actives telles que des exercices.
À mesure que l’individu commence à augmenter le mouvement, l’amplitude et la force augmentent également, ainsi que la fonction globale. Cela crée moins de stress physiologique et moins de douleur, ce qui inhibe la protection musculaire et crée un cycle positif !

Références :

Brainworks. Contain Your Pain: Breaking the Pain Cycle. (2010). Consulté sur https://brainworksrehab.com/contain-your-pain-breaking-the-pain-cycle/, le 19 septembre 2019.