L’épicondylite latérale (inflammation du coude) fut expliquée pour la première fois en 1883 par «Major» comme étant une condition de douleur du coude plutôt présente chez les joueurs de tennis. Cette condition toutefois fut éventuellement associée à tous les cas de douleurs du coude présentes chez des patients ne jouant pas nécessairement au tennis, mais provenant de leurs travaux quotidiens. L’explication en termes biomécaniques de cette condition est en général un mouvement excessif provenant d’activités spécifiques provoquant un stress au muscle Extenseur Carpi Radialis Brevis (ECRB). Chez les joueurs de tennis, il fut démontré que les contractions excessives de l’ECRB pendant les coups revers pouvaient être la cause des microtraumatismes répétés provoquant des microfissures au tendon ECRB s’attachant à l’épicondyle latéral, causant l’épicondylite latérale (inflammation du coude). Pour ceux qui ne jouent pas le tennis, la condition peut survenir généralement chez ceux qui travaillent ou participent à des activités nécessitant une utilisation répétitive et vigoureuse du muscle avant-bras. Par exemple, les peintres, les plombiers et les charpentiers peuvent développer l’épicondylite latérale. De plus, certaines études ont démontré que les mécaniciens, cuisiniers et bouchers sont susceptibles à développer l’épicondylite latérale en raison des tâches spécifiques répétées et poids à soulever quotidiennement.

Les symptômes

Les symptômes de l’épicondylite latérale se développent généralement progressivement et s’aggravent au fil des semaines et des mois. La douleur est généralement légère au début et peut facilement être gérée avec médicaments anti-inflammatoires sans stéroïdes ou analgésiques, mais peut s’aggraver au fil du temps, et il n’y a généralement pas de blessures ou accident spécifique associés avec le début des symptômes. Les symptômes communs comprennent:

  • Douleur à la partie latérale (partie externe) du coude qui peut ou non se transmettre à l’avant-bras
  • Une faiblesse par rapport la force d’emprise (en agrippant des objets) ou de la difficulté à emporter des objets

Traitement de l’épicondylite latérale

L’épicondylite latérale est généralement traitée en utilisant une approche non-chirurgicale, et environ 80% à 95% des patients éprouvent un rétablissement complet suite aux traitements non-chirurgicaux. Les traitements non-chirurgicaux comprennent:

Le repos: Le plus important pour le rétablissement, pouvant nécessiter plusieurs semaines d’arrêt des activités sportives ou des travaux intenses causant l’irritation.

Médicaments anti-inflammatoires sans stéroïdes: Les médicaments courants comme l’aspirine ou l’ibuprofène pour réduire la douleur, l’inflammation et enflures.

Vérification/ajustement des équipements: S’applique principalement aux joueurs de tennis. Une raquette cordée trop serrée peut mettre plus de pression sur l’avant-bras et causer l’épicondylite latérale. Une raquette surdimensionnée peut également augmenter la pression.

Physiothérapie: Un(e) physiothérapeute peut fournir un programme spécifique d’exercices pour renforcer l’avant-bras, étirer les tissus serrés et peut également utiliser des échographies et effectuer un massage avec glace pour aider à réduire la douleur et l’inflammation à l’épaule.

Support/Attache: Un support/attache au côté opposé de l’avant-bras peut réduire la pression sur l’épicondyle latéral et autres muscles et tendons et diminuer les symptômes associés.

Injections de stéroïdes: Les stéroïdes sont utilisés dans les cas où les médicaments anti-inflammatoires sans stéroïdes ne fournissent pas les résultats souhaités. Les stéroïdes sont des composés anti-inflammatoires très efficaces. Des injections de stéroïdes tels que de cortisone sont effectués par certains médecins dans des cas de muscles ou tendons endommagés afin de diminuer les symptômes associés.

Authors

  • Nous sommes des physiothérapeutes passionnés par le mouvement et la réadaptation, avec un objectif clair : aider les gens à mieux comprendre leur douleur et à retrouver une vie active, sans limitation.

    À travers notre pratique et nos contenus, nous partageons des approches concrètes, fondées sur la science, pour prévenir les blessures, soulager les douleurs et améliorer durablement la mobilité. Nous croyons qu’un patient bien informé prend de meilleures décisions et obtient de meilleurs résultats.

    Richard Bouzaglou, B.Sc. PT

    Physiothérapeute | Cofondateur

    Professionnel expérimenté, Richard est cofondateur du Centre Médical et de Réadaptation AMS, où il joue un rôle clé depuis 2008. Fort d’une formation en médecine du sport et en physiothérapie, il a développé une solide expertise, notamment auprès d’athlètes d’élite.

    Sa pratique repose sur une approche globale, intégrant thérapie manuelle avancée, réadaptation fonctionnelle et prise en charge personnalisée. Engagé dans la formation continue et l’encadrement d’étudiants, il se distingue par sa rigueur clinique et sa capacité à établir une relation de confiance durable avec ses patients.

    Moshe Vazana

    Physiothérapeute

    Avec plus de 15 ans d’expérience, Moshe est reconnu pour son approche précise, fondée sur des données probantes. Diplômé en physiothérapie et formé à plusieurs méthodes avancées, dont la Méthode McKenzie (MDT) et le concept Mulligan, il se spécialise dans le traitement des troubles musculo-squelettiques et de la colonne vertébrale.

    Son parcours international et son engagement envers l’excellence lui permettent d’offrir des soins adaptés, efficaces et durables. Passionné par la transmission du savoir, il participe également à la formation de futurs professionnels en physiothérapie.

  • Hugo Poirier